Vocabulaire

De NUMERICUM
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Le diginumérique est la matérialité d'un niveau, qui nous est nouveau, de notre environnement que l'on appelle de façon pertinente le cyberespace car chaque objet y réagit de façon autonome à la somme simultanée (au revoir le réductivisme de Descartes) des actions monolectiquement perçues (sensoriel), c'est à dire selon la chaîne cybernétique "action > enaction > réaction".

L'on qualifie ce mode comportemental d'"agorique" car il est similaire à celui du membre d'une foule sur une agora. Cybernétique dans son autonomie immédiate, il reste logique, c'est à dire dialectique, de par la gouvernance de son énaction propre ; il devient polylectique au niveau global (le tout supérieur à la somme de ses arties) de la multitude de ses interacteurs autonomes. Cette globalité sera dite :

  • "complexe" si on comprend la systémique du maillage interne de ses éléments,
  • "chaotique" dans le cas contraire.

Ce niveau nouveau de perception de l'universalité va réclamer une méthode de pensée adaptée faisant appel à une palette de concepts élargie comme à ceux qui viennent d'être évoqués.

Agorique 
mode de la raison lorsqu'elle considère un problème complexe, c'est à dire à "n corps" où n' est supérieur à 2. Ceci a été mathématiquement démontré par Poincaré en 1889. Ce fut une singularité historique pour la pensée humaine : au-delà de n=2 (dialectique) notre cerveau doit se faire assister (ou sa pensée doit être "catalysée") : c'est le propos de la technologie informatique.
Cyberagora 
espace d'échanges de niveau agorique. Les relations y sont intermédiées par une interligence (somme des interliens et hyperliens) informatique (réseaux physiques et virtuels). Interliens : liens vers ce que je maîtrise (au sein de mon domaine), hyperliens : liens vers ce que je ne maîtrise pas (hyper-espace).
Recherche et incitation 
la techne en grec c'est la production s'appuyant sur le savoir commun. La technologie est donc le discours appliqué du savoir humain. C'est en ce sens que l'on peut parler de technosophie : la philosophie est l'amour de la sagesse (savoir ce qu'il faut faire), la technosophie est le savoir comment le faire, ce qui va demander de la recherche. La vertu est, dit-on, de le faire : pour cela il faut inciter (soutenir, activer, entretenir, stimuler, provoquer à l'action) ceux qui le pourront. C'est le rôle des "hubs" : pôles d'incitation mutuels de "smart-ups" car le développement sera souvent croisé entre projets en complémentarité locale.